Le château de Sammezzano en Toscane : un voyage entre l’Orient et l’Espagne

Visite du château de Sammezzano à Florence, en Toscane

Si vous n’êtes pas en voiture, il existe une navette très pratique qui part de la gare routière Busitalia Sita de Via Santa Caterina da Siena, 17 à Florence (près de la gare S.M.Novella) et arrive juste devant le outlet.

Pour rejoindre la station en voiture, il suffit de prendre la sortie Incisa-Reggello de l’autoroute A1 et de suivre les indications pour Reggello, Leccio ou le outlet mall The Mall.

En 2013, à l’occasion du bicentenaire de la naissance de Ferdinand, le Comité FPXA a été créé, une association à but non lucratif composée de bénévoles qui organisent périodiquement des visites gratuites du château, en racontant l’histoire du Marquis afin que le souvenir de ce personnage intéressant et de son œuvre ingénieuse ne se perde pas.

Il est impossible de ne pas marcher le nez en l’air pour tenter d’apercevoir le sommet de ces géants centenaires.

Pour atteindre le château, il faut faire une longue mais agréable promenade, d’environ 30-40 minutes, parmi les séquoias, les chênes, les érables, les genévriers et les raretés comme le liège.

Pour ne rien manquer, le marquis était également passionné de botanique et expert en plantes et, en plus du château de Sammezzano, il a réorganisé toute la zone verte environnante, environ 65 hectares, en plantant des plantes rares et exotiques ainsi que des espèces d’arbres indigènes.

L’intérieur du château

Après l’octogone des miroirs et l’octogone d’or, la salle des lys, la salle des plats espagnols (un cadeau de mariage utilisé avec imagination pour décorer les voûtes du plafond), le music-hall et la salle des amoureux, la visite se termine par la chapelle, dont la présence peut apparemment se heurter au caractère athée et anticlérical de Ferdinand. En réalité, le marquis est cohérent jusqu’au bout, puisqu’il ne s’agit pas d’une chapelle chrétienne, mais d’un lieu dédié aux religions, qui réunit dans un même environnement la croix chrétienne, l’inscription “Dieu est grand” (référence claire à l’expression islamique “Allah Akbar”), et un autel monolithique typique des religions orientales. Ferdinand, avant de renvoyer les invités, mais aussi avant de quitter ce monde, veut envoyer un message clair de paix.

Les décorations colorées comprennent la devise latine “Non Plus Ultra” dont on peut comprendre combien Ferdinand, un mégalomane à l’ego démesuré, était fier de la splendeur qu’il avait créée, au point d’anticiper les visiteurs qui ne verront jamais rien de mieux que ce qu’il s’apprête à leur montrer.

Parmi les décorations et les stucs se détachent des devises et des inscriptions, en latin et en italien, et même des notes de musique. Ferdinand avait tant de pensées en tête, et il voulait les communiquer aux quelques personnes qui avaient l’honneur de visiter le château de Sammezzano : pour être admis au château, il fallait posséder une intelligence supérieure à la moyenne.

Le château de style mauresque-oriental a une façade solaire et une façade lunaire ; à l’intérieur, il compte 65 pièces (on a longtemps cru qu’elles étaient 365 comme les jours de l’année) différentes les unes des autres : certaines sont un kaléidoscope de couleurs des Mille et Une Nuits, d’autres une apothéose de stucs blancs ; traverser ses pièces, c’est comme faire un voyage dans le temps et l’espace entre l’Orient et l’Espagne.

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